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jeudi 10 novembre 2011

Le point sur la baisse de l’indemnisation journalière




Les mesures pour combler le déficit record de la Sécurité Sociale se multiplient. Après les vagues de déremboursement des médicaments, c’est au tour des indemnisations journalières d’être revues à la baisse.

Jusqu’à présent les indemnisations journalières étaient de 50% du salaire brut pour les maladies et de 80% du salaire brut pour les accidents du travail. Or dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (Plfss), une révision des indemnisations a vu le jour et sera effective dès janvier 2012.

Les indemnisations journalières dans le cadre d’un accident du travail passeront de 80% à 100% du salaire net de l’employé, comme pour la maternité. En revanche, les indemnisations journalières dans le cadre d’un arrêt maladie passeront de 50% du salaire brut à 60% du salaire net. Cette dernière mesure permettra d’économiser près de 220 millions d’euros.

Parallèlement à la mise en place de ces nouveaux calculs, l’Assurance maladie prévoit d’entrer en guerre contre les abus. Les contrôles des arrêts maladie seront multipliés par 10 et deviendront quasi automatique dès le 3e arrêt maladie sur une année.

Pour pallier à ce manque à gagner les assurés peuvent faire appel à leur mutuelle, s’ils ont un contrat haut de gamme, ou à leur prévoyance. Les complémentaires santé proposées par Groupama et par SwissLife sont parmi les plus complètes du marché et proposent une garantie en cas d’arrêt de travail. Pour en savoir plus connectez-vous sur leur site : www.groupama.fr et www.swisslife.fr.

Conseil du jour : Avant de souscrire un contrat, pensez à comparer tarifs et garanties grâce à notre comparateur de mutuelles

Illustration © http://www.cfdt-asf.fr/

dimanche 2 janvier 2011

Les Français et les arrêts de travail pour maladie



Depuis 2008, une « politique de contrôle » a été menée par l’Assurance Maladie afin de limiter les arrêts de travail injustifiés. Il semble que cette lutte contre la fraude ait eu un impact considérable : 70 % des personnes contrôlées pendant un arrêt ont dû reprendre le travail sur le champ ou se sont vu supprimer les indemnités journalières.

Le déficit de la Sécurité Sociale ayant dépassé les limites de l’entendement, toutes les formes de fraude sont amplement suspectées. Elles coûtent cher à la collectivité, et mettent en péril tout le système de santé français. Les arrêts de travail pour maladie continuent d’être hautement surveillés. 2010 a été l’année de la chasse aux arrêts de travail successifs non justifiés.

Pourtant, bien que le nombre d’arrêts de travail jugés injustifiés augmente d’année en année, une récente enquête indépendante fait apparaître que seulement 1 % des Français en activité se font prescrire des arrêts de travail alors qu’ils ne sont pas vraiment malades : chiffres concernant le plan national. Les données de l’Assurance Maladie sont étudiées sur le plan départemental. Certains départements seraient plus fraudeurs que d’autres avec 20 % d’arrêts de travail abusifs.

Il faut bien reconnaître que les arrêts de travail coûtent extrêmement cher à l’Assurance Maladie. Pour exemple, un des départements de la région parisienne verse 7 millions d’euros pour une journée, soit près de 2 Milliards d’euros par an. Ce qui laisse deviner les sommes astronomiques versées annuellement sur le plan national par la Sécurité Sociale. La chasse aux fraudeurs n’a pas encore baissé les armes.
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