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mardi 12 juillet 2011

Médicament : améliorer l’information

L’affaire Mediator a soulevé beaucoup d’interrogation sur la surveillance des médicaments
et la relation qu’entretiennent les laboratoires pharmaceutiques avec les médecins. Face à la
grogne des usagers, Xavier Bertrand, Ministre de la Santé, a décidé de mettre tout en œuvre
pour qu’il n’y ait pas de nouveau scandale.

La réforme de la surveillance des médicaments passera par le consommateur. Ce dernier
sera au cœur du processus. Grâce à un numéro gratuit ou via Internet, les consommateurs
pourront avertir l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) des effets
indésirables constatés à la suite d’une prise médicamenteuse.

Le nombre de médicaments en vente sera nettement réduit et le service médical rendu sera
réétudié pour chacun d’entre eux. Pour être remboursé, un médicament devra se montrer
aussi performant et fiable qu’un traitement existant et pris en charge. Les médicaments
destinés à rester sur le marché bénéficieront de nouveaux emballages grâce à la mise en
place d’une nouvelle série de pictogramme.

Enfin, à plus long terme, Xavier Bertrand prévoit d’interdire toute démarche commerciale
aux entreprises pharmaceutiques afin que la prescription de médicaments ne soit pas dictée
par les nombreux bonus généreusement offerts aux professionnels de la santé.

Illustration © Carevox.fr

mardi 14 juin 2011

Rassemblement autour du Mediator



L’affaire du Mediator est loin d’être finie. Les victimes sont de plus en plus nombreuses. Une large majorité d’entres elles ne cherchent pas à avoir un dédommagement, elles veulent des réponses sur les risques encourus et l’attitude à adopter si l’on a consommé du Mediator pendant plusieurs années.

Pour venir en aide aux victimes et ex-consommateurs du Mediator, l’Association des accidentés de la vie, la FNATH, organise des réunions d’information.

Voici quelques recommandations données pendant ces rassemblements :
Si vous avez déjà pris du Mediator, il est impératif de prévenir votre médecin traitant. Selon votre état de santé et par prévention, il vous prescrira des examens médicaux, généralement une échographie et une prise de sang. Ces examens sont entièrement remboursés par l’Assurance maladie sur présentation d’une ordonnance ou d’une attestation de la pharmacie prouvant la consommation de Mediator.

Qu’il y ait des conséquences ou pas sur l’état de santé d’un ex-consommateur, ce dernier peut se rapprocher la CIVI (commission d’indemnisation des victimes d’infraction). Cette commission rappelle que les médecins ne sont pas responsables et qu’il est à ce jour impossible de déterminer le montant des indemnités.

Pour avoir plus de renseignement sur le Mediator, contactez l’Assurance maladie ou la commission d’indemnisation des victimes d’infraction.

mardi 24 mai 2011

Le Médiator et ses méfaits sur les mutuelles



Le Médiator aurait tué plus de 500 personnes et détruit la santé de 3500 autres.
Malheureusement, il n’y a pas que des victimes directes. Le Médiator a aussi eu un impact
négatif sur les mutuelles et particulièrement sur les moins grandes. C’est pourquoi les
Petites et Moyennes Mutuelles (PMM) portent elles aussi plainte contre la compagnie
pharmaceutique Servier afin d’obtenir le remboursement des « prestations indument
remboursées ».

Pour le moment, nous savons que l’affaire Médiator a couté 1,2 milliard d’euros. Les deux
tiers de cette facture astronomique, soit 800 millions d’euros, est supportée à l’Assurance
Maladie. Le tiers restant, soit 400 millions d’euros, est supporté par les organismes de
mutuelle. Parmi ces 400 millions d’euros, 100 millions d’euros concernent les Petites et
Moyennes Mutuelles.

Les mutuelles tirent la sonnette d’alarme. Les événements de ces derniers mois comme la
vaccination massive contre le virus H1N1, les nouvelles taxes et le désengagement de la
Sécurité Sociale, ont poussé assureurs et mutuelles à augmenter considérablement leurs
tarifs. Or chacune de ces hausses se traduit par une augmentation de résiliations et les
Français sont de plus en plus nombreux à se priver de soins pour des raisons budgétaires.

Pour éviter une nouvelle hausse des tarifs, les mutuelles se sont unies pour demander la
transparence totale sur cette affaire. Elles espèrent être reconnues comme des victimes et
obtenir une indemnisation.

Si rien n’est fait, les mutuelles se verraient dans l’obligation de répercuter le cout de l’affaire
Médiator sur les cotisations de ses adhérents et pourraient augmenter leurs tarifs de près de
3% en 2012.

mardi 17 mai 2011

Istya, mutuelle de la fonction publique : Ensemble c’est mieux !




C’est devenu une habitude pour les mutuelles : elles se réunissent dans l’espoir d’augmenter leur compétitivité. La dernière union en date se nomme Istya et réunit la MGEN, Mutuelle générale de l’Education nationale, la MNT, Mutuelle nationale territoriale, la MGET, Mutuelle générale environnement et territoires et la MNH, Mutuelle nationale des hospitaliers et de professionnels de santé.

Istya donnera naissance à plusieurs offres de complémentaire santé et bien sûr de prévoyance. Les offres créées par l’Istya seront destinées aux personnes qui travaillent dans la fonction publique, la fonction publique hospitalière, dans les collectivités territoriales et pour l’État.

Les quatre mutuelles travaillent déjà ensemble pour trouver des solutions concernant la prise en charge de la dépendance. Grâce à leur union, elles espèrent devenir leader sur le marché des mutuelles pour la fonction publique.

Des campagnes réalisées par le rassemblement Istya ont déjà vu le jour en Haute Loire où les assurés et futurs assurés ont pu profiter de « Rendez-vous de la protection sociale ». Ces rendez-vous sont l’occasion de débattre sur les différents sujets d’actualité comme l’affaire du Médiator, des hormones de croissance, de la crise économique et de ses répercussions sur le coût de la santé... Les rendez-vous servent aussi à comprendre les attentes des clients et de répondre au mieux à leurs besoins.

Pour plus d’information, connectez-vous sur les sites web des mutuelles : www.mgen.fr, www.mnt.fr, www.mutuelle-generale-environnement-et-territoires.fr et www.mnh.fr.

Et pour comparer les contrats et trouver une mutuelle moins chère :  comparateur de mutuelles 

jeudi 24 février 2011

Affaire du Médiator : les mutuelles portent plainte



L’affaire du Médiator n’a pas fini de faire parler d’elle. Aujourd’hui en plus des 176 plaintes déposées par les victimes du Médiator, la CNAM et plus de 700 mutuelles, dont celles du groupe de la Mutualité Française, portent plainte.

Alors que les victimes portent plainte pour blessure et homicide involontaire, la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), la Mutualité française et les autres mutuelles concernées vont porter plainte pour tromperies aggravées.

Si la CNAM et les mutuelles se sont jointes aux victimes c’est parce qu’indirectement, elles vont encore devoir mettre la main au porte-monnaie. En effet, le ministre de la santé Xavier Bertrand a garanti une prise en charge intégrale par l'assurance maladie des victimes et victimes potentielles du Médiator.

Le laboratoire pharmaceutique qui commercialisait le Médiator, par le biais de Mr Servier, a débloqué 20 millions d’euros pour prendre en charge les victimes et indemniser les familles des 500 personnes décédées.

Une enquête a été ouverte pour expliquer les dysfonctionnements de la mise sur le marché et le suivi des effets du médicament. Le procès devrait ouvrir en septembre 2011. Les victimes sont invitées à prendre contact avec le tribunal de Paris si elles souhaitent porter plainte.

lundi 14 février 2011

76 médicaments sous surveillance


Nous étions parmi les premiers à vous informer de l’affaire Mediator et des polémiques autour de ce médicament. Aujourd’hui, le gouvernement et les professionnels de la santé veulent éviter de futures polémiques autour de médicaments. Ainsi le 31 janvier 2011, à la demande du gouvernement, une liste de 76 médicaments sous surveillance a été publiée par l’Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Cette liste existait déjà. Elle comportait 59 médicaments sous surveillance. Le 31 janvier, la liste a été mise à jour et comporte maintenant 76 médicaments. La liste ne se contente pas de nommer les médicaments. Les risques liés à la prise des différents traitements y sont simplement expliqués, tout comme la surveillance en cours et la date de retrait, si elle existe.

>>> la liste des médicaments concernée par la surveillance <<<

Chacun des médicaments présents sur la liste va subir une réévaluation. Cette dernière pourra se conclure par le retrait du médicament ou une modification de la notice d’utilisation.

Illustration © Gremi.fr / http://sweet-cherry.vip-blog.com/vip/articles/5193059.html

mercredi 9 février 2011

La pharmacovigilance se fait désirer


Le début de l’année 2011 est marquée par l’affaire Médiator et les différents scandales autour des médicaments. Afin de rassurer les Français et surtout de réduire les dangers liés à la mise sur le marché non justifiée de médicaments, le nouveau ministre de la santé, Xavier Bertrand, a promis de sortir cette année une loi sur la surveillance des médicaments : la pharmacovigilance.

Même si la loi sur la pharmacovigilance n’arrive pas assez vite selon les professionnels de la santé et la Mutualité France, les premières propositions seront votées dans les prochaines semaines. La pharmacovigilance travaillera sur une mise sur le marché plus surveillée, un meilleur suivi des effets secondaires et une meilleure évaluation des bienfaits et des méfaits de chaque médicament.

Grâce à la nouvelle loi sur la pharmacovigilance, les risques de chaque médicaments seront reconnus et les victimes mieux prises en charge. L’ouverture des frontières est également prévue afin d’avoir plus de données et donc de meilleurs résultats.

Le patient sera au centre de la nouvelle loi qui espère faire de la pharmacie une spécialité dont l’efficacité prime sur les bénéfices.


Illustration © http://sofia.medicalistes.org/spip/spip.php?article34

jeudi 20 janvier 2011

Retraits de médicaments pour cause de dangerosité


En France, on n’a jamais été aussi bien soignés… et l’on n’a jamais vu autant de médicaments retirés du marché pour cause de dangerosité. Trois médicaments sont à la une.

L’épisode Médiator encore en cours, c’est le buflomédil, la vinflunine (Javlor) et le nimésulide (Nexen) qui font parler d’eux : le buflomédil est prescrit, entre autres, pour pallier les douleurs à la marche dues à une artérite. Quant à la vinflumine, elle est prescrite dans le cas de cancers avancés de la vessie et le nimésulide est un anti-inflammatoire.

On connaîtrait au buflomédil depuis 2006 des effets indésirables et peu de résultats thérapeutiques. En 2007 puis en 2009, l’Afssaps a révélé des effets indésirables aux suites mortelles. Malgré les différentes mises en garde, on a seulement retiré du marché le buflomédil fortement dosé, ce qui ne semble pas avoir totalement protégé les patients soumis au buflomédil moins dosé.

La vinflunine occasionnerait des troubles sanguins aux conséquences parfois mortelles ainsi que des troubles intestinaux, cardiaques et neurologiques. De plus son prix est extrêmement élevé. Quant au nimésulide (Nexen), puissant anti-inflammatoire, il a déjà été retiré du marché dans de nombreux pays dès 2002 (Espagne et Finlande, puis Belgique et Argentine). La commission de la mise sur le marché européen parle de 500 cas d’hépatites graves à cause du nimésulide.

Ces nouvelles mises en garde n’ont pas de quoi rassurer et les méfaits de ces médicaments risquent de peser lourd dans la balance financière de la Sécurité Sociale.

jeudi 25 novembre 2010

Médiator sur la sellette : nouveau scandale



Médiator (benflorex) a été mis sur le marché dès 1976 pour soigner le diabète. Puis, pour ses pouvoirs coupe-faim propices à lutter contre l’obésité, il a été prescrit aux diabétiques présentant un excès de poids mais aussi à des personnes non diabétiques. Depuis sa mise sur le marché, ce sont plus de 5 millions de personnes qui ont pris ce médicament. Aujourd’hui, Médiator défraie la chronique.

En 1997, ce sont les Etats-Unis qui, les premiers, ont déclaré ce traitement responsable d’hypertension et de problèmes cardiaques, puis l’Europe. Mais, malgré différentes alertes, la France a passé outre, et aucune interdiction ne vise Médiator. Il faudra attendre fin 2009 pour que ce traitement soit interdit dans notre pays.
D’après la Caisse d’Assurance Maladie, Médiator aurait causé la mort de 500 à 1000 patients. Après que de nombreux malades aient porté plainte parce qu’ils souffraient de problèmes cardiaques faisant suite à la prise de Médiator, l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) est aujourd’hui accusée d’avoir fait preuve de lenteur.

L’Assurance Maladie s’est engagée à contacter par courrier toutes les personnes (plusieurs milliers) qui ont pris Médiator pendant au moins un trimestre. Ces personnes vont être invitées à consulter leur médecin. En cas de suspicion d’anomalie cardiaque, une visite chez un cardiologue devra être envisagée.
A ce jour, le dossier est dans les mains du gouvernement.

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