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jeudi 20 janvier 2011

Retraits de médicaments pour cause de dangerosité


En France, on n’a jamais été aussi bien soignés… et l’on n’a jamais vu autant de médicaments retirés du marché pour cause de dangerosité. Trois médicaments sont à la une.

L’épisode Médiator encore en cours, c’est le buflomédil, la vinflunine (Javlor) et le nimésulide (Nexen) qui font parler d’eux : le buflomédil est prescrit, entre autres, pour pallier les douleurs à la marche dues à une artérite. Quant à la vinflumine, elle est prescrite dans le cas de cancers avancés de la vessie et le nimésulide est un anti-inflammatoire.

On connaîtrait au buflomédil depuis 2006 des effets indésirables et peu de résultats thérapeutiques. En 2007 puis en 2009, l’Afssaps a révélé des effets indésirables aux suites mortelles. Malgré les différentes mises en garde, on a seulement retiré du marché le buflomédil fortement dosé, ce qui ne semble pas avoir totalement protégé les patients soumis au buflomédil moins dosé.

La vinflunine occasionnerait des troubles sanguins aux conséquences parfois mortelles ainsi que des troubles intestinaux, cardiaques et neurologiques. De plus son prix est extrêmement élevé. Quant au nimésulide (Nexen), puissant anti-inflammatoire, il a déjà été retiré du marché dans de nombreux pays dès 2002 (Espagne et Finlande, puis Belgique et Argentine). La commission de la mise sur le marché européen parle de 500 cas d’hépatites graves à cause du nimésulide.

Ces nouvelles mises en garde n’ont pas de quoi rassurer et les méfaits de ces médicaments risquent de peser lourd dans la balance financière de la Sécurité Sociale.

mercredi 12 janvier 2011

Accidents de la route : l’obésité augmente les décès




Il a déjà été prouvé que l’obésité et le surpoids augmentaient les risques de diabète,
d’accident vasculaire ou de problème cardiaque. Des chercheurs américains ont récemment
prouvé que l’obésité augmentait aussi les décès imputables aux accidents de la route.

En effet, l’étude réalisée a mis en avant que plus les personnes victimes d’un accident de la
route étaient en surpoids, plus elles avaient de risques de mourir. Si l’IMC (Indice de Masse
Corporelle) est compris entre 30 et 40, les risques augmentent de 21%. Si l’IMC est supérieur
à 40 (obésité morbide), les risques augmentent de 56%.

Cette augmentation du risque de décès, lors d’un accident de la route, n’est pas seulement
due à la mauvaise santé des conducteurs obèses. En effet, la quasi-totalité des véhicules
n’est pas adaptée à la morphologie d’une personne obèse. La ceinture de sécurité est trop
courte, les airbags sont trop prêts du conducteur, l’espace dans le véhicule est souvent
réduit et certaines voitures sont trop légères et trop petites pour accueillir une personne
obèse.

L’épidémie d’obésité n’est pas près d’être enrayée. On estime que d’ici 2050 la moitié de
la population américaine et un tiers de la population européenne seront obèses. Malgré
les efforts de l’Assurance maladie et des mutuelles qui proposent un suivi aux personnes
obèses désireuses de perdre du poids ainsi que des dépistages pour les plus jeunes, il a été
demandé aux industriels de se pencher sur le développement de véhicules et de produits
d’utilisation courante adaptés aux personnes obèses.

jeudi 25 novembre 2010

Médiator sur la sellette : nouveau scandale



Médiator (benflorex) a été mis sur le marché dès 1976 pour soigner le diabète. Puis, pour ses pouvoirs coupe-faim propices à lutter contre l’obésité, il a été prescrit aux diabétiques présentant un excès de poids mais aussi à des personnes non diabétiques. Depuis sa mise sur le marché, ce sont plus de 5 millions de personnes qui ont pris ce médicament. Aujourd’hui, Médiator défraie la chronique.

En 1997, ce sont les Etats-Unis qui, les premiers, ont déclaré ce traitement responsable d’hypertension et de problèmes cardiaques, puis l’Europe. Mais, malgré différentes alertes, la France a passé outre, et aucune interdiction ne vise Médiator. Il faudra attendre fin 2009 pour que ce traitement soit interdit dans notre pays.
D’après la Caisse d’Assurance Maladie, Médiator aurait causé la mort de 500 à 1000 patients. Après que de nombreux malades aient porté plainte parce qu’ils souffraient de problèmes cardiaques faisant suite à la prise de Médiator, l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) est aujourd’hui accusée d’avoir fait preuve de lenteur.

L’Assurance Maladie s’est engagée à contacter par courrier toutes les personnes (plusieurs milliers) qui ont pris Médiator pendant au moins un trimestre. Ces personnes vont être invitées à consulter leur médecin. En cas de suspicion d’anomalie cardiaque, une visite chez un cardiologue devra être envisagée.
A ce jour, le dossier est dans les mains du gouvernement.

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