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jeudi 20 janvier 2011

Retraits de médicaments pour cause de dangerosité


En France, on n’a jamais été aussi bien soignés… et l’on n’a jamais vu autant de médicaments retirés du marché pour cause de dangerosité. Trois médicaments sont à la une.

L’épisode Médiator encore en cours, c’est le buflomédil, la vinflunine (Javlor) et le nimésulide (Nexen) qui font parler d’eux : le buflomédil est prescrit, entre autres, pour pallier les douleurs à la marche dues à une artérite. Quant à la vinflumine, elle est prescrite dans le cas de cancers avancés de la vessie et le nimésulide est un anti-inflammatoire.

On connaîtrait au buflomédil depuis 2006 des effets indésirables et peu de résultats thérapeutiques. En 2007 puis en 2009, l’Afssaps a révélé des effets indésirables aux suites mortelles. Malgré les différentes mises en garde, on a seulement retiré du marché le buflomédil fortement dosé, ce qui ne semble pas avoir totalement protégé les patients soumis au buflomédil moins dosé.

La vinflunine occasionnerait des troubles sanguins aux conséquences parfois mortelles ainsi que des troubles intestinaux, cardiaques et neurologiques. De plus son prix est extrêmement élevé. Quant au nimésulide (Nexen), puissant anti-inflammatoire, il a déjà été retiré du marché dans de nombreux pays dès 2002 (Espagne et Finlande, puis Belgique et Argentine). La commission de la mise sur le marché européen parle de 500 cas d’hépatites graves à cause du nimésulide.

Ces nouvelles mises en garde n’ont pas de quoi rassurer et les méfaits de ces médicaments risquent de peser lourd dans la balance financière de la Sécurité Sociale.

vendredi 31 décembre 2010

Des virus incriminés dans 15 % des cancers au niveau mondial




On savait déjà que le tabac, l’alcool et une mauvaise alimentation étaient à l’origine de nombreux cancers. Les recherches continuent d’explorer les ténèbres de cette maladie et confirment qu’une dizaine de virus viennent allonger la liste des responsables de cancers.

Les virus responsables de cancers ne frappent pas de façon homogène tous les pays de la planète. Alors qu’ils sont à l’origine de 7 % des cancers découverts dans les pays industrialisés, ils interviennent dans un quart des cancers frappant les habitants des pays en voie de développement. Mais le taux au niveau planétaire est d’environ 15 %.

Les virus dont on peut être protégés par vaccination sont les papillomavirus incriminés dans la survenue de cancers du col de l’utérus. Ceux responsables du cancer du foie sont les virus des hépatites B, C. Il est rassurant de constater que les campagnes de vaccination régulièrement lancées par l’assurance maladie et les mutuelles ont nettement fait baisser le nombre de cancers dus à ces différents virus. Mais le corps médical rappelle qu’une vaccination ne dispense en aucun cas des dépistages systématiques.

Les chercheurs affirment que la bactérie Helicobacter Pilori responsable dans 80 % d’ulcères gastro-duodénaux peut entraîner des cancers touchant l’appareil digestif. De même, le virus de l’herpès, le virus d’Epstein-Bar sont reconnus comme étant à l’origine de différents cancers.

L’espoir est permis : une vaccination peut éradiquer le responsable d’une maladie. Aussi l’assurance maladie devra-t-elle investir dans de nouvelles campagnes de vaccination dont les retombées seront positives tant sur le plan humain qu’économique.
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