Affichage des articles dont le libellé est papillomavirus. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est papillomavirus. Afficher tous les articles

jeudi 21 avril 2011

Ces décès qui pourraient être évités

En 2010, 3 300 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus ont été recensés. Le tiers de ces cancers s’est conclut par le décès de la malade. Pour les gynécologues, obstétriciens et oncologues, ces chiffres sont tout simplement inadmissibles car nous avons de nos jours la possibilité de nous battre contre le cancer du col de l’utérus.

Les campagnes de communication se multiplient mais les résultats restent inchangés. Alors que le vaccin contre le papillomavirus a été inscrit au calendrier vaccinal et proposé à toutes les jeunes filles en âge de se faire vacciner, il n’est pratiqué qu’à 23%. Pourtant le vaccin est entièrement remboursé par l’Assurance maladie et les mutuelles. Les mutuelles du groupe Mutualité française ont même invité toutes leurs jeunes assurées à se rendre chez leur médecin traitant pour recevoir le vaccin, sans succès.
Les Françaises ne boudent pas seulement le vaccin, elles ne font pas de frottis tous les deux ans comme il est conseillé par la Haute Autorité de la Santé, soit parce qu’elles ont eu le vaccin, soit parce qu’avec la pénurie grandissante de médecin, elles doivent attendre parfois plus d’un an pour obtenir un rendez-vous chez le gynécologue.

Face à ce désarroi, le Ministère de la Santé va non seulement relancer une campagne d’information sur l’importance de la vaccination contre le papillomavirus, mais aussi promouvoir et faciliter l’accès à l’examen du frottis. Ainsi dans les prochains mois, les femmes pourront de faire dépister chez leur généraliste, dans un laboratoire d’analyse médicale ou chez leur gynécologue.
Pour plus d’information sur le frottis ou le vaccin, n’hésitez pas à demander conseil auprès de votre médecin habituel. Et rappelez-vous, ce dépistage est entièrement pris en charge !

lundi 4 avril 2011

La rougeole bouscule le calendrier vaccinal


La rougeole n’est plus une maladie en voie de disparition ni une maladie bénigne. Une épidémie de rougeole sévit actuellement en France. Pour enrayer l’épidémie, les recommandations vaccinales et donc le calendrier vaccinal ont été modifiés.

L’épidémie de rougeole sévit et se renforce. Elle touche principalement les adultes et les jeunes enfants. La première cause de cette épidémie est le manque de vaccination. Depuis 2010, on dénombre 5000 cas de rougeole en France et 5 décès. Parmi ces cas diagnostiqués, près de 80% n’étaient immunisés contre la rubéole soit parce qu’ils étaient trop jeunes pour se faire vacciner soit parce que les rappels n’ont pas été faits en temps et en heure.

Les recommandations vaccinales pour les vaccinations et les rappels sont donc renforcées :

· Toutes les personnes nées après 1980 doivent recevoir deux injections de vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole),

· Les professionnels de santé et les personnes qui travaillent dans le milieu de la petite enfance doivent eux aussi recevoir deux injections de ROR,

· Les personnes nées avant 1980 peuvent se contenter d’une dose.

D’autres recommandations ont vu le jour. Ainsi le vaccin contre la grippe saisonnière est maintenant fortement préconisé pour les personnes de plus de 60 ans, les personnes atteintes de maladie coronarienne et les victimes d’accidents vasculaires cérébraux. Enfin deux injections du vaccin contre le papillomavirus sont préconisées chez les adolescentes et les jeunes femmes de moins de 22 ans.

Tous les vaccins faisant l’objet d’une recommandation vaccinale sont entièrement remboursés par l’Assurance maladie. Certaines mutuelles comme la MGEN ou Ociane prennent en charge le vaccin contre la grippe saisonnière pour l’ensemble de la population.


Illustration © http://www.linternaute.com/science/biologie/photo/immersion-au-c-frac12-ur-des-microbes/la-maladie-des-enfants.shtml

vendredi 31 décembre 2010

Des virus incriminés dans 15 % des cancers au niveau mondial




On savait déjà que le tabac, l’alcool et une mauvaise alimentation étaient à l’origine de nombreux cancers. Les recherches continuent d’explorer les ténèbres de cette maladie et confirment qu’une dizaine de virus viennent allonger la liste des responsables de cancers.

Les virus responsables de cancers ne frappent pas de façon homogène tous les pays de la planète. Alors qu’ils sont à l’origine de 7 % des cancers découverts dans les pays industrialisés, ils interviennent dans un quart des cancers frappant les habitants des pays en voie de développement. Mais le taux au niveau planétaire est d’environ 15 %.

Les virus dont on peut être protégés par vaccination sont les papillomavirus incriminés dans la survenue de cancers du col de l’utérus. Ceux responsables du cancer du foie sont les virus des hépatites B, C. Il est rassurant de constater que les campagnes de vaccination régulièrement lancées par l’assurance maladie et les mutuelles ont nettement fait baisser le nombre de cancers dus à ces différents virus. Mais le corps médical rappelle qu’une vaccination ne dispense en aucun cas des dépistages systématiques.

Les chercheurs affirment que la bactérie Helicobacter Pilori responsable dans 80 % d’ulcères gastro-duodénaux peut entraîner des cancers touchant l’appareil digestif. De même, le virus de l’herpès, le virus d’Epstein-Bar sont reconnus comme étant à l’origine de différents cancers.

L’espoir est permis : une vaccination peut éradiquer le responsable d’une maladie. Aussi l’assurance maladie devra-t-elle investir dans de nouvelles campagnes de vaccination dont les retombées seront positives tant sur le plan humain qu’économique.
articles connexes à propos des mutuelles et complémentaires santé