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samedi 30 avril 2011

La lipolyse interdite

Nous vous en parlons très souvent, le culte du corps parfait nous pousse parfois à avoir recours à des méthodes qui mettent notre santé en danger. Il y a quelques semaines la Haute Autorité de la Santé s’est penchée sur la lipolyse, une alternative non-chirurgicale à la liposuccion. Après une étude approfondie, cette pratique a purement et simplement était interdite en France.

Un excès de poids est mauvais pour la santé. Les personnes qui souffrent d’une surcharge pondérale sont souvent les personnes qui coûtent le plus cher à l’Assurance maladie. Pour perdre du poids, il est indispensable de s’encadrer de professionnels. C’est ce qu’auraient dû faire les 23 patients, victimes d’une lipolyse ratée.

La lipolyse est un procédé qui détruit les cellules graisseuses ou adipocytes à l’aide d’un laser transcutané, d’ultra-sons, d’infrarouges ou de radiofréquences. Certaines techniques de lipolyse sont plus invasives encore et proposent des injections de solutions hypo-osmolaires, de produits lipolytiques, d’agents chimiques ou encore de gaz carbonique.
Les professionnels de la santé se sont alarmés de la multiplication des complications graves qui sont apparues à la suite d’une lipolyse. Parmi les victimes, 23 patients sont dans un état considéré sérieux et souffrent de nécroses cutanées, d’hématomes, de lésions sous-cutanées, d’ulcérations et de thromboses.

La Haute Autorité de la Santé et le Ministère de la Santé n’ont pas hésité et ont interdit la pratique de la lipolyse qui en plus de représenter un réel danger pour ses utilisateurs, coûte cher à l’assurance maladie qui paie les « pots cassés ». 

jeudi 20 janvier 2011

Retraits de médicaments pour cause de dangerosité


En France, on n’a jamais été aussi bien soignés… et l’on n’a jamais vu autant de médicaments retirés du marché pour cause de dangerosité. Trois médicaments sont à la une.

L’épisode Médiator encore en cours, c’est le buflomédil, la vinflunine (Javlor) et le nimésulide (Nexen) qui font parler d’eux : le buflomédil est prescrit, entre autres, pour pallier les douleurs à la marche dues à une artérite. Quant à la vinflumine, elle est prescrite dans le cas de cancers avancés de la vessie et le nimésulide est un anti-inflammatoire.

On connaîtrait au buflomédil depuis 2006 des effets indésirables et peu de résultats thérapeutiques. En 2007 puis en 2009, l’Afssaps a révélé des effets indésirables aux suites mortelles. Malgré les différentes mises en garde, on a seulement retiré du marché le buflomédil fortement dosé, ce qui ne semble pas avoir totalement protégé les patients soumis au buflomédil moins dosé.

La vinflunine occasionnerait des troubles sanguins aux conséquences parfois mortelles ainsi que des troubles intestinaux, cardiaques et neurologiques. De plus son prix est extrêmement élevé. Quant au nimésulide (Nexen), puissant anti-inflammatoire, il a déjà été retiré du marché dans de nombreux pays dès 2002 (Espagne et Finlande, puis Belgique et Argentine). La commission de la mise sur le marché européen parle de 500 cas d’hépatites graves à cause du nimésulide.

Ces nouvelles mises en garde n’ont pas de quoi rassurer et les méfaits de ces médicaments risquent de peser lourd dans la balance financière de la Sécurité Sociale.

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