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mardi 14 juin 2011

Rassemblement autour du Mediator



L’affaire du Mediator est loin d’être finie. Les victimes sont de plus en plus nombreuses. Une large majorité d’entres elles ne cherchent pas à avoir un dédommagement, elles veulent des réponses sur les risques encourus et l’attitude à adopter si l’on a consommé du Mediator pendant plusieurs années.

Pour venir en aide aux victimes et ex-consommateurs du Mediator, l’Association des accidentés de la vie, la FNATH, organise des réunions d’information.

Voici quelques recommandations données pendant ces rassemblements :
Si vous avez déjà pris du Mediator, il est impératif de prévenir votre médecin traitant. Selon votre état de santé et par prévention, il vous prescrira des examens médicaux, généralement une échographie et une prise de sang. Ces examens sont entièrement remboursés par l’Assurance maladie sur présentation d’une ordonnance ou d’une attestation de la pharmacie prouvant la consommation de Mediator.

Qu’il y ait des conséquences ou pas sur l’état de santé d’un ex-consommateur, ce dernier peut se rapprocher la CIVI (commission d’indemnisation des victimes d’infraction). Cette commission rappelle que les médecins ne sont pas responsables et qu’il est à ce jour impossible de déterminer le montant des indemnités.

Pour avoir plus de renseignement sur le Mediator, contactez l’Assurance maladie ou la commission d’indemnisation des victimes d’infraction.

lundi 18 avril 2011

La gestation pour autrui vs l’aide à la procréation



En France, les professionnels de la santé estiment que 90% des femmes peuvent avoir des enfants naturellement. En plus des 10% concernées par les difficultés de procréation, il y a parmi ces 90%, des femmes qui sont porteuses d’une maladie génétique. Ce n’est donc pas 10 mais 17% des femmes qui sont potentiellement concernées par la gestation pour autrui ou par l’aide à la procréation.

La gestation pour autrui est un procédé qui inclut la participation d’une mère porteuse. Elle est interdite en France. Les couples français faisant appel à une mère porteuse à l’étranger, ne pourront pas inscrire leurs enfants à l’état civil français car selon les lois en vigueur en France : «la mère d’un enfant est celle qui le met au monde».

Contrairement à la gestation pour autrui, l’aide à la procréation est non seulement reconnue mais entièrement prise en charge par l’Assurance maladie et les mutuelles jusqu’aux 42 ans de la mère.
Parmi les traitements et examens pris en charge il y a :

• Les traitements de stimulation ovarienne
• Les dosages sanguins hormonaux
• L’échographie pour surveiller la réponse au traitement et la croissance folliculaire
• Le déclenchement de la stimulation
• Les injections d'hormone HCG
• La ponction des follicules
• La fécondation In Vitro
• Le transfert de l’œuf fécondé dans l'utérus
• Le suivi de la grossesse si cette dernière est avérée

Les taux de réussite de l’aide à la procréation sont de 20% pour les moins de 30 ans, 15% pour les 30-35 ans, 10% pour les 35-40 ans et 6% pour les plus de 40 ans. Parce que l’aide à la procréation coûte extrêmement cher, elle n’est plus proposée et donc plus remboursée au-delà de 42 ans.

Illustration © http://www.stop-bebe.com/wp-content/uploads/2010/10/FIV_1010152.jpg

mardi 22 février 2011

Bébé médicament et dépistage de la trisomie : remboursés mais contestés


Entre dépistage systématique de la trisomie et naissance de bébé médicament, les Français sont divisés. Là où certains voient une prouesse scientifique et médicale, d’autres s’indignent sur les problèmes d’éthique qui en découlent. Pourtant ces actes médicaux sont entièrement remboursés par l’Assurance maladie et les mutuelles.

Le dépistage de la trisomie est automatique lors d’une grossesse. Il y a quelques années encore, le dépistage de la trisomie était recommandé pour les femmes de plus de 38 ans, aujourd’hui il a été étendu à toutes les femmes.

Grâce à la mesure de la clarté nucale lors de l’échographie et à une prise de sang réalisée à la fin du 3e mois de grossesse, il est possible d’estimer le risque de trisomie. Si les risques sont supérieurs à 1/250, une amniocentèse est réalisée. En plus de rembourser ces examens, l’Assurance maladie et les complémentaires santé les encouragent. La conséquence directe de ces dépistages automatiques est que 96% des personnes atteintes de trisomie ne voient pas le jour.

En 2011, la France a vu naitre son premier bébé médicament. Ce dernier a été conçu pour être compatible avec ses ainés et qui, par le biais d’un don de cellules souches provenant du cordon ombilical, pourra le ou les sauver d’une maladie génétique rare. Ici encore, de l’aide à la procréation au don, les actes médicaux sont entièrement remboursés.

Que ce soit le dépistage automatique de la trisomie ou l’aide à la procréation d’un bébé médicament, ces pratiques médicales sont contestées par les défenseurs des droits de l’homme. Elles sont pourtant autorisées par la loi de bioéthique de 2004.
De l’avancée de la médecine et de la science est née la contradiction. Nous voulons guérir, vivre plus longtemps, être en meilleur santé et avoir des enfants parfaits mais sommes-nous prêts à en accepter les méthodes et les conséquences ?

Illustration © http://large.canalblog.com/archives/2011/02/13/20377320.html
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