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mercredi 22 juin 2011
La réanimation des grands prématurés
Il y a quelques semaines, une femme accouchait seule et sans aucune assistance médicale
d’un bébé prématuré à l'hôpital de Montauban. La maman a été laissée seule une trentaine
de minutes, le bébé a été retrouvé sans vie. Ce fait divers malheureux relance le débat sur la
réanimation des grands prématurés.
lundi 18 avril 2011
La gestation pour autrui vs l’aide à la procréation
En France, les professionnels de la santé estiment que 90% des femmes peuvent avoir des enfants naturellement. En plus des 10% concernées par les difficultés de procréation, il y a parmi ces 90%, des femmes qui sont porteuses d’une maladie génétique. Ce n’est donc pas 10 mais 17% des femmes qui sont potentiellement concernées par la gestation pour autrui ou par l’aide à la procréation.
La gestation pour autrui est un procédé qui inclut la participation d’une mère porteuse. Elle est interdite en France. Les couples français faisant appel à une mère porteuse à l’étranger, ne pourront pas inscrire leurs enfants à l’état civil français car selon les lois en vigueur en France : «la mère d’un enfant est celle qui le met au monde».
Contrairement à la gestation pour autrui, l’aide à la procréation est non seulement reconnue mais entièrement prise en charge par l’Assurance maladie et les mutuelles jusqu’aux 42 ans de la mère.
Parmi les traitements et examens pris en charge il y a :
• Les traitements de stimulation ovarienne
• Les dosages sanguins hormonaux
• L’échographie pour surveiller la réponse au traitement et la croissance folliculaire
• Le déclenchement de la stimulation
• Les injections d'hormone HCG
• La ponction des follicules
• La fécondation In Vitro
• Le transfert de l’œuf fécondé dans l'utérus
• Le suivi de la grossesse si cette dernière est avérée
Les taux de réussite de l’aide à la procréation sont de 20% pour les moins de 30 ans, 15% pour les 30-35 ans, 10% pour les 35-40 ans et 6% pour les plus de 40 ans. Parce que l’aide à la procréation coûte extrêmement cher, elle n’est plus proposée et donc plus remboursée au-delà de 42 ans.
Illustration © http://www.stop-bebe.com/wp-content/uploads/2010/10/FIV_1010152.jpg
mardi 22 février 2011
Bébé médicament et dépistage de la trisomie : remboursés mais contestés

Entre dépistage systématique de la trisomie et naissance de bébé médicament, les Français sont divisés. Là où certains voient une prouesse scientifique et médicale, d’autres s’indignent sur les problèmes d’éthique qui en découlent. Pourtant ces actes médicaux sont entièrement remboursés par l’Assurance maladie et les mutuelles.
Le dépistage de la trisomie est automatique lors d’une grossesse. Il y a quelques années encore, le dépistage de la trisomie était recommandé pour les femmes de plus de 38 ans, aujourd’hui il a été étendu à toutes les femmes.
Grâce à la mesure de la clarté nucale lors de l’échographie et à une prise de sang réalisée à la fin du 3e mois de grossesse, il est possible d’estimer le risque de trisomie. Si les risques sont supérieurs à 1/250, une amniocentèse est réalisée. En plus de rembourser ces examens, l’Assurance maladie et les complémentaires santé les encouragent. La conséquence directe de ces dépistages automatiques est que 96% des personnes atteintes de trisomie ne voient pas le jour.
En 2011, la France a vu naitre son premier bébé médicament. Ce dernier a été conçu pour être compatible avec ses ainés et qui, par le biais d’un don de cellules souches provenant du cordon ombilical, pourra le ou les sauver d’une maladie génétique rare. Ici encore, de l’aide à la procréation au don, les actes médicaux sont entièrement remboursés.
Que ce soit le dépistage automatique de la trisomie ou l’aide à la procréation d’un bébé médicament, ces pratiques médicales sont contestées par les défenseurs des droits de l’homme. Elles sont pourtant autorisées par la loi de bioéthique de 2004.
De l’avancée de la médecine et de la science est née la contradiction. Nous voulons guérir, vivre plus longtemps, être en meilleur santé et avoir des enfants parfaits mais sommes-nous prêts à en accepter les méthodes et les conséquences ?
Illustration © http://large.canalblog.com/archives/2011/02/13/20377320.html
vendredi 4 février 2011
Jusqu’à quel âge peut-on avoir des enfants ?

La France est championne d’Europe de natalité avec 2,01 enfants par femme. Mais derrière ces chiffres se cache aussi un nouveau problème de société : les femmes ont des enfants plus tard et rencontrent de plus en plus de difficultés à tomber enceinte. Les femmes d’aujourd’hui sont ambitieuses et rêvent de carrière. Entre études, stages et premier emploi, difficile de penser à une vie de famille. Et quand l’envie d’avoir un enfant se présente, il est parfois trop tard.
Une femme est particulièrement fertile entre 21 et 32 ans et elle peut vivre une grossesse sans risque entre 18 et 35 ans (pour un premier enfant). Par contre à partir de 35 ans, le vieillissement des cellules et le dérèglement des cycles menstruels font nettement baisser la fertilité de la femme. Il devient difficile de tomber enceinte. Un rappel à l’ordre de Mère Nature !
En effet, les grossesses tardives sont trop dangereuses pour la mère et surtout pour l’enfant. Une grossesse tardive est souvent synonyme d’hypertension, de diabète gestationnel, de fausse couche ou de naissance prématurée. Ces grossesses doivent être particulièrement suivies par le corps médical et sont donc très coûteuses.

