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jeudi 7 juin 2012

Et si la consommation de médicaments dépendait de la couverture de santé ?




Nous vous parlons très souvent des bénéfices liés à l’adhésion à une mutuelle ou à une assurance santé. Pour une fois, nous allons aborder un sujet sensible : avoir une bonne mutuelle incite à une surconsommation de médicaments.

C’est l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) qui nous alerte sur ce sujet. En effet, selon une récente étude réalisée auprès de plus de 4500 patients, il s’avère que les assurés les mieux couverts sont aussi ceux qui consomment le plus de médicaments. En revanche, les personnes qui n’ont qu’une faible couverture ou qui n’ont pas de mutuelle, privilégient les méthodes naturelles, elles consomment nettement moins de médicaments et ne consultent que très rarement le médecin.

Cette faible consommation de médicaments est positive car les patients les moins couverts sont aussi ceux en meilleure santé. Ils sont plus résistants et plus à l’écoute de leur corps. Ces patients parviennent à limiter leur consommation de médicaments en misant sur le repos et par une bonne alimentation.

Aujourd’hui d’autres études sont en cours. Elles analysent la quantité et la pertinence des prescriptions médicales, le coût des médicaments, le service médical rendu et la valeur des médecines douces.

Même si la diminution de médicaments est bénéfique pour l’organisme, parfois il est primordial de consulter un médecin et de se faire soigner. C’est pourquoi l’adhésion à une mutuelle est hautement recommandée.

Pour trouver une mutuelle pas chère et efficace, utilisez notre comparateur santé et choisissez parmi les contrats proposés.

vendredi 9 septembre 2011

Zoom sur les prescriptions non médicamenteuses





Les médicaments ne sont pas les seuls remèdes pour soigner un patient. C’est pourquoi, la Haute Autorité de santé va prochainement permettre aux médecins, aux spécialistes et aux professionnels de la santé, d’établir des prescriptions non médicamenteuses.

En France, contrairement aux pays européens nordiques, les prescriptions non médicamenteuses n’ont pas leur place. Considérées comme peu efficaces, les prescriptions non médicamenteuses sont très mal remboursées par l’Assurance maladie et les contrats de mutuelle classique.

Pourtant certaines recommandations comme changer de régime alimentaire, débuter une thérapie ou pratiquer une activité physique aide à préserver la santé, à mieux supporter un traitement médicamenteux lourd voir même à soigner certaines pathologies.

La Haute Autorité de santé aimerait dans un premier temps faire accepter les prescriptions non médicamenteuses auprès des Français, premier consommateur de médicaments en Europe. Par la suite, la HAS autorisera les médecins à établir des prescriptions non médicamenteuses.

Les prescriptions non médicamenteuses pourraient réduire nettement les coûts de santé des Français et le déficit de la Sécurité Sociale. En France, c’est la Mutualité Française qui s’intéresse à ce nouveau type de traitement. Pour en savoir plus, connectez-vous sur http://www.mutualite.fr.


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lundi 21 février 2011

Prescription d’antibiotiques : encore trop automatique


Au terme d’une récente enquête, l’UFC-Que Choisir conclut que de nombreux médecins prescrivent des antibiotiques de façon systématique. La consommation d’antibiotiques en France est encore extrêmement élevée, plaçant l’Hexagone juste derrière la Grèce.

L’enquête UFC-Que Choisir Santé a été réalisée sur une durée d’un mois, fin 2010, et a porté sur les prescriptions faites par cinquante professionnels de médecine générale de Province et de la région parisienne. Les conclusions de l’enquête sont étonnantes : plus de la moitié des consultations ont donné lieu à prescription d’antibiotiques.

Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas les patients qui ont influencé les généralistes. Sur les 50 médecins visés par l’étude, un seul a annulé sa prescription d’antibiotiques sur demande explicite de son patient invoquant l’inutilité d’une telle ordonnance. Plusieurs cas peu rassurants ont été relevés : des corticoïdes ont été prescrits à des patients souffrant d’un simple mal de gorge !

La consommation d’antibiotiques a connu une tendance baissière à partir de 2002. Mais cette tendance s’est inversée dès 2008, la consommation d’antibiotiques en France augmentant d’environ 4 % par an.

Force est de constater que des efforts de la part des médecins sont attendus par l’Assurance Maladie et les Mutuelles. Tout le monde sait désormais que « les antibiotiques deviennent moins forts si on les utilise à tort » !

Illustration © http://www.msa-berry-touraine.fr

jeudi 27 janvier 2011

La Mutuelle Générale des Cheminots en guerre contre l’industrie pharmaceutique


La Mutuelle Générale des Cheminots fait beaucoup parler d’elle en ce début d’année. La Mutuelle Générale des Cheminots a publié une étude sur l’industrie pharmaceutique. Elle y dénonce des profits disproportionnés et une efficacité pas toujours au rendez-vous.

Les mutuelles ont accès aux résultats financiers des différentes entreprises de l’industrie pharmaceutique. Les résultats de 2009 de Sanofi-Aventis sont à l’origine de l’étude. Le groupe a fusionné en 2004 pour devenir la plus grande entreprise pharmaceutique française. A l’époque, la société était fortement endettée et son avenir incertain. En 2009, Sanofi-Aventis enregistre un chiffre d’affaires de 28 millions d’euros et près de 9 millions d’euros de résultat net. Soit une progression nette de 30% par rapport à 2008.

A l’heure où la crise fait rage, les bénéfices records de l’industrie pharmaceutique sont incompris des mutuelles qui peinent à faire face aux vagues de déremboursements et aux nouvelles taxes imposées par l’Etat.

Les bénéfices s’expliquent grâce à un coût de production inférieur à 25% du chiffre d’affaires et un prix de vente trois à quatre fois plus cher que ce coût. Mais ce n’est pas la seule raison. Les bénéfices s’expliquent aussi par la surconsommation de médicaments des Français. D’après l’étude, 9 consultations sur 10 se concluent par une prescription de médicaments contre 4 sur 10 aux Pays-Bas.

Chaque année les bénéfices de l’industrie pharmaceutique française sont de plus en plus importants et avec une population vieillissante la tendance ne risque pas de s’inverser !

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